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OSPF vs Routes Statiques : Comprendre la différence

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OSPF vs Routes Statiques : Comprendre la différence

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Mardi matin 6h27, le téléphone de Steven

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vi sur la table de nuit. Un message du

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chef d'entrepôt. Trois mots, quatre

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mots, plus rien ne marche. Steven enfile

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un jean, attrape ses clés. En 20

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minutes, il est sur site. Dans

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l'entrepôt de transport chatbrié, c'est

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le chaos silencieux. Les préparateurs de

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commande sont debout devant leur poste,

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douchette à la main, bras ballant. Les

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scanners ne communiquent plus avec le

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serveur de gestion des colis installés

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au siège dans le bâtiment d'à côté, au

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dispatch. Même constat, le RP est

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injoignable et dans une boîte de

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logistique, quand le RP tombe et bien

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les camions ne partent pas.

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Complètement stupide. Steven a 43 ans,

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ancien électrotechnicien reconverti dans

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le réseau, recruté chez Transport

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Chabrier il y a un an pour citation de

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la fiche de poste, maintenir et faire

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évoluer l'infrastructure réseau. En

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pratique, ça veut dire hériter du bazar

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laissé par l'ancien admin, parti 8 mois

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plus tôt sans documenter une seule ligne

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de config, le grand classique quoi. La

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fameuse passation de connaissance,

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c'était un posttit sur l'écran avec le

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mot de passe du Switch qui était admin 1

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2 3 évidemment. Le site de Chatrier,

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c'est trois bâtiments sur un même campus

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en périphérie de Lyon. le siège

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administratif, le centre de dispatch et

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l'entrepôt de stockage. Trois bâtiments,

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trois routeurs reliés par de la fibre et

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un détail que Steven va découvrir dans

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les prochaines minutes. Tout le routage

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entre ces bâtiments repose sur des

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routes statiques. Bon, première chose,

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diagnostic. Stevan s'installe dans le

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local technique du siège, branche son

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câble console sur le routeur principal

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et ouvre Pouti. Il tape la commande show

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IP route. C'est la commande de base pour

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afficher la table de routage d'un

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routeur Cisco. Elle montre tous les

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chemins que le routeur connaît pour

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atteindre les différents réseaux. Le s

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devant chaque ligne, ça veut dire

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statique pour route statique,

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c'est-à-dire une route écrite à la main

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par un humain endure dans la config

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routeur. Et le problème c'est que ces

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routes pointent vers des adresses de

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Next Hop, le 1012 et 1022

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qui ne répondent plus. Steven fait un

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ping 1012. Timeout. Ping 1022. Timeout

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aussi. Alors, qu'est-ce qui s'est passé

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? Steven fouille dans les mails et il

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trouve un technicien fibre est intervenu

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ce weekend pour remplacer un tiroir

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optique défaillant. En rebranchant les

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jartières, il a inversé deux liens.

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Résultat et bien les interfaces

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physiques des routeurs sont bien up, la

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fibre est bien allumée, mais les voisins

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de l'autre côté ne sont plus les mêmes.

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Les routes statiques pointent dans le

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vide. Les routes statiques et bien c'est

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comme écrire l'itinéraire de livraison

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sur un postitte collé aux pare-brise du

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camion. Si la route change et bien le

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postitte lui ne change pas. Et bien

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c'est exactement ça le problème.

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L'ancien admin avait tout câblé en

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statique. Pour trois bâtiments, ça

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pouvait sembler suffisant. Mais dès

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qu'un lien bouge, un rebrassage, une

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panne, une intervention fibre, et bien

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tout s'effondre. Le routeur ne sait pas

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s'adapter. Il suit bêtement ce qu'on lui

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a écrit. Bon Steven pourrait recabler

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les bonnes routes statiques et rentrer

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chez lui. Ça prendrait 10 minutes. Mais

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il sait que dans 3 mois, 6 mois, 1 an et

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bien le même scénario se reproduira. Un

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lien qui tombe, une fibre qui casse et

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rebelotte. Écrire des postites toute sa

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vie, c'est pas du réseau, c'est de la

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papéterie. Ce qu'il faut ici eth bien

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c'est un protocole de routage dynamique.

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Un truc qui permet aux routeurs de se

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parler entre eux, de découvrir les

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chemins automatiquement et de recalculer

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quand quelque chose change. En fait, ce

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qu'il faut comprendre ici, c'est qu'on

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veut passer du posttit au GPS. Et ce GPS

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dans le monde de Cisco, il a un nom

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OSPF. OSPF, c'est un protocole de

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routage à état de lien. Chaque routeur

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qui parle OSPF envoie des informations

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sur ses propres interfaces et ses

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propres réseaux à tous les autres

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routeurs de la même zone. Chacun

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construit alors une carte complète du

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réseau. On appelle ça la base de données

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topologique et ça permet de calculer les

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meilleurs chemins grâce à l'algorithme

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de DISTRA. C'est-à-dire que chaque

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routeur a une vision globale du réseau

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et non pas juste de son voisin direct.

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Alors, ce concept de zone ou area en

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anglais, c'est la manière dont OSPF

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organise le réseau. Pour le campus de

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Chatrier, trois bâtiments, une dizaine

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de sous-réseaux et bien une seule zone

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suffit. L'area zéro qu'on appelle aussi

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la backbon Area. En gros, c'est la zone

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par défaut, la zone centrale d'OSPF.

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Quand le réseau est simple, tout mettre

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en area zéro et bien c'est du propre,

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c'est efficace et ça évite de la

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complexité inutile. Alors passons aux

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choses sérieuses. Steven commence par le

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routeur du siège. Il entre en mode de

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configuration globale et active le

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processus OSPF avec une série de

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commandes que l'on va disséquer comme

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une grenouille. Alors, décoricons tout

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ça. La commande routeur OSPF1 permet de

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lancer le processus OSPF sur le routeur.

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Le 1, c'est juste l'identifiant local,

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un numéro de processus. Il n'a pas

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besoin d'être identique sur tous les

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routeurs, c'est juste en fait une

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référence interne. Ensuite, on a les

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commandes network. Ici, chaque ligne

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correspondant à chacun des réseaux

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permet d'activer OSPF sur toutes les

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interfaces dont l'adresse IP tombe dans

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cette plage et ces réseaux seront

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annoncés dans l'area 0. Le 00 255, c'est

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ce qu'on appelle le wheelcard masque.

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C'est l'inverse du masque de

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sous-réseau. Là où le masque dit ces

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bits doivent correspondre, le Wheelcard

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masque dit que ces bits peuvent varier.

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Et oui, Cisco aime bien faire les choses

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à l'envers, c'est le cas de le dire.

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Bon, du coup, après ça, supprime les

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anciennes routes statiques, c'est-à-dire

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celles qui pointent dans le vide en

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faisant un hyprout pour chaque réseau de

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chaque route statique. Après, pour les

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deux autres routeurs, dispatch et

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entrepôt, et bien c'est exactement la

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même logique. Steven enchaîne les

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configs en SSH depuis son poste. Activer

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au SPF, déclarer les réseaux en area

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zéro et supprimer les routes statiques.

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la routine d'un homme qui a fait ses

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labs en formation. Bon, maintenant le

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moment de vérité. Steven retourne sur le

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routeur du siège et balance un show IP

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OSPF neckbard. C'est la commande qui

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montre si les routeurs OSPF se sont

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trouvés et reconnus, c'est-à-dire s'ils

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ont formé des adjacences. Tout est full.

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Les deux voisins sont en état full. Ça

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veut dire que l'adjacence est complète,

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que les bases de données topologiques

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sont synchronisées. Les routeurs se

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connaissent. Ils ont en quelque sorte

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échangé leur carte. Steven sourit, c'est

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le mot le plus satisfaisant dans le

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vocabulaire OSPF. Et maintenant, passons

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à la table de routage. Steven exécute un

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show IP route OSPF. Cette variante de

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commande filtre uniquement les routes

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apprises par OSPF. Ici, le O devant

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chaque ligne et bien c'est la lettre

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magique. Elle remplace le S des routes

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statiques. Le O c'est pour OSPF. Alors

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ces routes personne ne les a écrites à

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la main. Les routeurs les ont

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découvertes tout seul en se parlant. Le

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110 c'est la distance administrative

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d'OSPF. C'est sa priorité par rapport

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aux autres sources de routage. Le slash

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2 et bien c'est le coût du chemin

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calculé par l'algorithme de Distr.

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Maintenant Steven ouvre le navigateur

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d'un poste dans l'entrepôt. Le RP

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charge, les douchettes bipent à nouveau.

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Au dispatch, les écrans s'allument, les

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camions vont pouvoir partir à l'heure.

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Mais Steven veut aller plus loin. Il

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veut prouver que ce réseau est

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maintenant résilient. Il débranche alors

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le lien fibre entre le siège et le

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dispatch. Volontairement, 5 secondes

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plus tard, il retape un show IP route

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OSPF. Et là, OSPF a déjà reconvergé. Le

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trafic passe maintenant par un chemin

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alternatif via l'entrepôt. Il rebranche

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et la reconvergence a encore lieu. C'est

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ce qu'on appelle un réseau qui respire

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l'air pure. Pour une boîte de transport,

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l'analogie est parfaite. Les colis

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trouvent toujours leur chemin, même si

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une route est barrée. En fait, ici, ce

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qu'il faut bien prendre conscience,

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c'est qu'un réseau avec des routes

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statiques, et bien c'est un réseau qui

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attend qu'un humain le sauve. et un

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réseau avec OSPF et bien c'est un réseau

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qui se sauve tout seul. Steven peut

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maintenant sauvegarder les configs avec

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un right memory sur chaque routeur. Il

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en profite aussi pour documenter toute

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sa config dans le wiki interne parce que

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lui il ne partira pas sans laisser de

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traces. Il est 9h15 et on peut dire que

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la journée n'a même pas vraiment

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commencé. Merci d'avoir regardé cette

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vidéo jusqu'au bout. Sans route statique

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perdue en chemin. Ça prouve que la

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connexion avec la chaîne Formip est en

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état full adjacence complète. Donc si tu

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ne veux pas juste comprendre l'OSPF en

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théorie mais être capable de le

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configurer toi-même, déclarer les

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réseaux, vérifier les adjacences,

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diagnostiquer les problèmes, et bien

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chez Formip, c'est exactement ce qu'on

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fait. Des scénarios réels, des commandes

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réelles, des labs où tu mets les mains

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dans le cambouille. Et tous nos parcours

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métiers s'appuyent sur des

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certifications IT reconnues

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mondialement. J'ai tourné une vidéo de

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20 minutes qui explique la méthode

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complète. C'est gratuit et le lien est

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dans la description. Tout ça pour dire

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que le meilleur protocole de routage

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pour ta carrière, c'est pas au SPF,

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c'est celui qui te fait passer à

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l'action.

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C'est en faisant qu'on apprend pas, en

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regardant pas en perdant son temps form.

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On fait les choses autrement. [musique]

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Le savoir prend vie, on avance vraiment.

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C'est en faisant qu'on apprend. Chaque

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fois, chaque instant, form

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moment l'avenir t'attend.

Interactive Summary

Steven, un administrateur réseau, doit résoudre une panne critique dans une entreprise de logistique où les scanners et l'ERP ne communiquent plus. Il découvre que le problème vient de l'utilisation de routes statiques qui ne se sont pas adaptées après une inversion de câbles fibre. Au lieu de simplement corriger les erreurs manuelles, il modernise l'infrastructure en implémentant le protocole de routage dynamique OSPF, garantissant ainsi la résilience et l'automatisation du réseau face aux pannes futures.

Suggested questions

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