BSOD Windows : Comprendre et réparer l'écran bleu !
308 segments
Lundi matin 7h12, un écran bleu. Pas le
ciel de Metz derrière la plus belle gare
de France. Non, un écran bleu Windows,
le vrai. Celui qui fige tout, [musique]
qui affiche un smiley triste et un code
que personne ne comprend du genre driver
IRQL Notless or equal. Et là, le PC du
responsable d'exploitation vient de
planter et avec lui le planning de
livraison de 40 camions.
Virginie est technicienne support niveau
2 chez Transport Bonet, une boîte de
logistique basée à MS qui gère des
flottes de poids lourds et trois
entrepôts dans le grand est. Ancienne
comptable reconvertie dans l'IT il y a 6
ans certifié conia A+. Elle connaît son
métier et surtout elle connaît cette
entreprise, ces machines vieillissantes,
ces mises à jour qu'on repousse toujours
et ces utilisateurs qui jurent que par
ça marché hier. Et bien justement, le
responsable d'exploitation lui explique
que le PC a planté une première fois
vendredi soir. Il a redémarré, ça a
remarché puis ce matin rebelote de
plantages en 20 minutes. Et sans ce
poste et bien personne ne sait quel
camion va où. Les chauffeurs attendent
dans la cour moteur allumé. Virginie
s'assoit devant le PC. Il a redémarré
tout seul après le dernier BSOD. Le BSOD
qui signifie Blue Screen of death se
traduit en français par l'écran bleu de
la mort. C'est l'erreur la plus critique
que Windows puisse afficher. Quand le
système rencontre un problème tellement
grave qu'il ne peut pas s'en remettre
tout seul comme un driver qui fait
n'importe quoi ou un composant matériel
qui lâche ou un fichier système
corrompu, et bien Windows préfère tout
arrêter d'un coup plutôt que de risquer
d'endommager tes données ou ton
matériel. C'est une sorte de mécanisme
de protection. L'écran bleu affiche un
code d'erreur qu'on appelle le stop code
et parfois un smiley triste parce que
oui, depuis Windows 8, Microsoft a
décidé qu'un smiley triste rendrait les
choses moins terrifiantes. Alors
spoiler, ça ne marche pas. Bon, première
chose, comprendre ce qui s'est passé
parce que l'écran bleu, lui, il a
disparu. Windows redémarre tellement
vite après un crash que la plupart des
gens n'ont même pas le temps de lire le
message d'erreur. Mais Windows garde des
traces, tout étant les logs. Elle ouvre
l'invite de commande en faisant un clic
droit puis exécuter en tant
qu'administrateur. Étape eventwr.msc.
C'est la commande qui lance
l'observateur d'événement, l'event
viewer en anglais. C'est l'outil intégré
à Windows qui enregistre absolument tout
ce qui se passe sur la machine. Les
erreurs, les avertissements, les
plantage, les redémarrages. En gros,
c'est le journal de bord du système.
L'observateur d'événement s'ouvre. Elle
navigue dans le panneau de gauche
journau système puis système. Puis elle
filtre par source sur bug check et là
elle trouve l'entrée qu'elle cherchait.
Un événement critique. Leven ID 100
eurodaté à 7h09 ce matin. Alors
décryptons un petit peu tout ça comme
une grenouille qu'on dissec en cours de
science. Le code 0X00
D1 et bien c'est la version hexadécimale
du stop code driver IRQL Notless or
equal. En fait, ce qu'il faut comprendre
ici, c'est que ce code signifie qu'un
driver, un pilote de périphérique a
essayé d'accéder à une zone mémoire à
laquelle il n'avait pas le droit
d'accéder. C'est-à-dire qu'un composant
logiciel a fait un truc interdit et
Windows a préféré tout arrêter plutôt
que de risquer de corrompre le système.
C'est comme un chauffeur qui grille un
feu rouge sur une route départementale.
Windows préfère couper le moteur plutôt
que de risquer l'accident. Bon,
maintenant Virginie a trouvé le qui. La
suite, c'est qu'elle veut savoir qui
quel driver a causé le crash. Et
l'evenent viver et bien donne des
indices. Mais pour identifier
précisément le coupable, il faut
analyser le fichier dump. C'est une
photo de la mémoire que Windows prend au
moment du crash. Et pour ça, elle a un
outil merveilleux qui s'appelle Blue
Screen View. Blue Screen View, c'est un
petit utilitaire gratuit développé par
Narsoft. C'est un outil portable, ce qui
veut dire pas besoin d'installation et
il ne pèse que 150 kct. Son job, c'est
de scanner les fichiers Mini dump que
Windows stock dans le répertoire Mini
Dump et d'afficher dans un tableau
lisible tous les crash récents avec le
driver responsable mis en évidence.
C'est l'outil que tout technicien
devrait avoir sur sa clé USB de
dépannage. Elle lance donc Blue Screen
View et le tableau s'affiche
immédiatement. Deux crash, même code,
même coupable. RTWleine.
Virginie connaît ce fichier, c'est le
driver de la carte WiFi RealTech, un
classique. D'ailleurs, si tu tapes
RTWLine.
Google, et bien tu tombes sur des
dizaines de forums où des gens se
plaignent exactement du même problème.
Tout le monde pense que le PC est foutu,
mais comme dirait un certain médecin
misanthrope avec une canne, everybody
lies, y compris les symptômes. Le vrai
coupable, c'est rarement celui qu'on
soupçonne en premier. Si tu as capté la
référence, dis-le-moi en commentaire.
Bon, continuons l'enquête. Elle sait que
c'est le driver WiFi, mais pourquoi
maintenant ? Ce PC fonctionnait très
bien la semaine dernière. Qu'est-ce qui
a changé ? Elle ouvre les paramètres
Windows, va dans mise à jour et
sécurité, puis clique sur afficher
l'historique des mises à jour. Et là,
bingo, une mise à jour cumulative
Windows a été installée automatiquement
vendredi après-midi. Et dans la liste
des composants mises à jour, le fameux
driver RealTech Wireless LAN. En fait,
Windows Update a poussé une nouvelle
version du driver WiFi et cette version
est tout simplement incompatible avec le
matériel de ce PC. Le truc, c'est que la
mise à jour censée protéger le système
est celle qui l'a cassé. C'est un peu le
paradoxe des mises à jour automatique et
c'est un cas qu'on voit tout le temps
sur le terrain. Alors avant de toucher
au driver, Virginie veut s'assurer que
le crash n'a pas endommagé des fichiers
système. C'est une bonne pratique après
un BSOD, surtout quand il y en a eu
plusieurs. Elle ouvre une invite de
commande en administrateur et lance
SFC/scan
now. Now. SFC pour système file checker
et bien c'est l'outil intégré à Windows
qui vérifie l'intégrité de tous les
systèmes fichiers protégés. S'il en
trouve un corrompu ou manquant et bien
il le remplace par une copie saine
depuis le cash local. Et bien le
résultat c'est que SFC a trouvé des
fichiers corrompus et les a réparé. Les
crashes successifs avaient bien abîmé
quelques fichiers système. Heureusement
SFC a pu les restaurer tout seul comme
un grand. Alors si FFC avait échoué,
s'il avait dit "Found corrupt file but
was unable to fix soft vem". Alors
désolé pour mon anglicisme, je suis
français. Et bien en fait là il aurait
fallu passer à l'artillerie lourde
pour déploiement image servicing and
management. En fait, c'est un outil plus
puissant qui répare carrément l'image
système Windows elle-même. En fait, SFC
utilise une copie locale des fichiers
pour faire ses réparations. Mais si
cette copie locale est elle-même
corrompue, et bien SFC ne peut rien
faire. Et bien, c'est là que DISM
intervient. Il va chercher les fichiers
sains directement sur les serveurs
Microsoft via Windows Update et il
répare le magasin de composants, le
fameux Component Store pour que SFC
puisse ensuite faire son travail
correctement. Et là, la commande exacte
c'est dism online cleanup image restore
ELF. De 1, SFC vérifie les fichiers
système. De 2,M
répare l'image qui sert de référence à
SFC. Comme vous le voyez, bah les deux
se complètent. C'est le duo de choc du
dépannage Windows. Bon, les fichiers
système sont propres. Maintenant, le
vrai fix, c'est de revenir à la version
précédente du driver WiFi, ce qu'on
appelle un rollback de driver. Le
principe est simple. Windows garde
toujours en mémoire l'ancienne version
d'un pilote quand il en installe une
nouvelle et on peut lui dire de faire
marche arrière. Virginie ouvre alors le
gestionnaire de périphérique, fait un
dev mgmt.
Puis navigue vers carte réseau Realtech
Wireless LAN. Elle fait un clic droit,
propriété, onglet pilote et là, elle
clique sur le bouton "Restaurer le
pilote. Ce bouton permet de revenir à la
version précédente du driver, celle qui
fonctionnait avant la mise à jour de
vendredi. Elle clique donc sur restaurer
le pilote. Windows demande pourquoi
alors elle sélectionne bah la version
précédente du pilote fonctionnait mieux
et confirme. Le système restaure
l'ancien driver et effectue un
redémarrage. Le PC revient, le bureau
s'affiche, elle ouvre le logiciel de
planning des livraisons. Tout
fonctionne, elle attend 5 minutes, 10
minutes, pas de BSOD, pas de freeze. Le
responsable d'exploitation peut enfin
dispatcher ses 40 camions. Mais Virginie
ne s'arrête pas là. Un bon technicien ne
se contente pas d'éteindre l'incendie.
Il empêche le prochain. Elle retourne
dans paramètres, va dans mise à jour et
sécurité puis option avancé et active
l'option suspendre les mises à jour pour
7 jours. Ensuite, elle configure une
stratégie de groupe local pour empêcher
Windows Update de remplacer
automatiquement les drivers de
périphérique parce que sinon dans 2
semaines la mise à jour reviendra et le
même crash avec. Le PC à ce moment-là
lui demande le mot de passe admin, c'est
Bonnet 2024. Alors, ce n'est pas 1 2 3 4
ou le mot de passe, on progresse. Mais
c'est quand même écrit sur un posttit
collé sous le clavier. Et oui, dans
Naïti, il y a certaines choses qui ne
changent pas. Ensuite, Virginie rédige
son rapport d'intervention. Elle décrit
la cause, c'est que c'est le driver
RealTech Wireless LAN mise à jour
automatiquement par Windows Update qui
est une version incompatible avec le
chipset de la machine et que la solution
a été de faire un rollback du driver
plus une réparation des fichiers système
via SFC. Et pour la partie prévention et
bien elle écrit une suspension
temporaire des mises à jour plus
politique de restriction des drivers
automatiques. Tout ça pour dire que le
PSOD bah c'est pas la mort du PC. C'est
le PC qui te dit qu'il a mal et le stop
code, bah c'est le symptôme et le dump
feel et bien c'est la radio. Et l'écran
bleu et bien c'est le médecin qui lit la
radio à ta place. En Haïti comme en
médecine, on ne soigne pas le symptôme,
on cherche la cause et parfois la cause
bah c'est le remède lui-même. Merci
d'avoir regardé cette vidéo jusqu'au
bout sans écran bleu. Ça prouve que ta
session avec Formip est stable sans
crash ni interruption. Si tu ne veux pas
juste comprendre le BSOD en théorie,
mais être capable de diagnostiquer,
analyser les dump, réparer les fichiers
système, bref faire exactement ce qu'on
vient de voir, et bien chez Formip,
c'est justement ce qu'on fait des
scénarios réels, des commandes réelles,
parce que c'est en faisant qu'on apprend
et non pas en regardant. Si tu veux plus
d'infos pour être accompagné et suivre
un parcours certifiant, et bien je
t'invite à te laisser guider avec le
premier lien en description. Et
souviens-toi, la prochaine fois que tu
verras un écran bleu, c'est pas la fin
du monde, c'est juste le début de
l'enquête.
C'est en faisant qu'on apprend [musique]
pas, regardant pas, en perdant son temps
forme.
[musique]
On avance vraiment, c'est en faisant
qu'on apprend. Chaque fois compte,
chaque instant, [musique] form, ton
moment, l'avenir t'attend.
F.
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This video explains how to diagnose and fix a "Blue Screen of Death" (BSOD) error on a Windows PC, using a real-life scenario at a logistics company. The BSOD, indicated by the error code "DRIVER_IRQL_NOT_LESS_OR_EQUAL," caused a delivery planning system to crash, halting operations. The technician, Virginie, uses tools like the Event Viewer and BlueScreenView to identify that a recently updated Realtek Wi-Fi driver was the culprit. She then uses System File Checker (SFC) and Deployment Image Servicing and Management (DISM) to repair corrupted system files. The final fix involves rolling back the Wi-Fi driver to a previous stable version and configuring Windows Update to prevent automatic driver replacements. The video emphasizes that BSODs are not catastrophic but rather indicators of underlying issues that require investigation and resolution.
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