Le comportement IA que personne n'avait prédit (actus IA)
717 segments
Cette semaine, un laboratoire chinois a
publié un papier qui pose une question
gênante. Si on arrête d'apprendre à
réfléchir, est-ce qu'elle peut par
elle-même développer la capacité de
formuler des réflexions ? La réponse du
papier, oui, mais pas n'importe comment.
Dans cette vidéo, vous allez voir trois
choses. 1, comment est-ce qu'ils ont
entraîné cette IA qui a appris à
réfléchir. De ce que le modèle arrive à
faire tout seul sans qu'on lui demande
et que personne n'avait pu prédire. Vous
allez voir, il a par exemple une anxiété
de Lia qui se développe et trois ce que
ça implique pour l'aent
marrant c'est que ce papier il y a un
scientifique qui l'avait déjà prédit il
y a 35 ans sur l'intelligence
artificielle. C'est donc le sujet
principal des actualités il a de la
semaine. On verra dans le reste de la
vidéo les deux modèles chinois qui sont
sortis cette semaine et qui rivalisent
avec Claude Fable. Ce que ça veut dire
aussi pour vous et au niveau des coûts
des Modelia. Ensuite, le premier modèle
open weight américain qui a été sorti et
qui a des performances tout à fait
correctes par euh l'ancienne cfondatrice
de Opene. Et enfin, on parlera d'une
entreprise qu'Apple songerait en ce
moment à racheter pour faire tourner des
modèles IA en local sur les iPhones.
C'est parti.
Alors, pour comprendre ce papier
scientifique fascinant qui a été publié
par le groupe de recherche chinois N
Group, il faut qu'on remette les bases.
Tout d'abord, c'est quoi un modèle A ?
Vous rappelle un modèle il y a à la base
c'est simplement une fonction qui va
venir prédire le token suivant donc quel
mot on voudrait avoir à la suite de
notre phrase à partir de tous les tokens
donc les mots précédents. Ça marche à
peu près de la même manière que
l'autocompression que vous avez sur le
clavier de votre téléphone sauf que
c'est poussé à l'extrême et c'est des
modèles qui ont des milliards de
chiffres pour avoir de plus en plus de
capacité de réflexion. Il y a quelques
années Lia elle réfléchissait même pas,
elle répondait direct. C'est-à-dire que
vous faisiez un prompte et vous aviez
une réponse instantanée qui générait
token par token, mot par mot. Sauf que
petit à petit, à force des évolutions,
on a remarqué que si on lui faisait
émettre euh des tokens de réflexion
avant d'exploer sa réponse finale, la
qualité des réponses explosé. Donc on a
voulu lui apprendre à réfléchir.
D'ailleurs, vous l'avez peut-être vu sur
GPT ou sur Claude quand vous l'utilisez
maintenant, vous avez une un onglet
thinking ou Claude réfléchit. Parfois,
vous pouvez le voir les étapes de
réflexion par lesquelles Lia passe avant
de vous répondre. C'est de ça dont on
parle aujourd'hui. Donc quand on a
commencé à créer ces token de réflexion,
ce mécanisme, ce qui se passait c'était
que c'était des humains qui rédigaient
des milliers d'exemples de raisonnement
étape par étape. Par exemple, pour des
problèmes mathématiques. D'abord, on
pose le problème et puis ainsi de suite
comme ça, les étapes de réflexion. Et
puis, on entraîait le modèle à prédire
les tokens de ses réflexions. En clair,
on lui apprenait à imiter de la
réflexion humaine. Et c'est là qu'il y a
un problème. Enfin, enfin, deux
problèmes en fait. Premier problème,
c'est que ça coûte cher en humain parce
qu'il faut rédiger des milliers
d'exemples. Et le second problème qui
est en réalité plus profond, c'est que
le modèle ne fait jamais mieux que ce
qu'on lui montre. Son plafond, c'est la
qualité de ce que les humains ont écrit
qui l'apprennent à imiter. Donc la
méthode en réalité marchait parce qu'on
avait réussi à augmenter drastiquement
la qualité des questions complexes pour
Lia. Mais c'était une méthode qui était
coûteuse et plafonnée et c'est
exactement ce problème que le papier de
la semaine vient attaquer et a en partie
réussi à résoudre. Alors en réalité ce
papier c'est plutôt l'extension d'un
autre papier scientifique qui a été
publié en janvier 2025 parsic. Dipsic il
publie un papier qui change la méthode.
Leur pari c'est de sauter l'étape dans
l'entraînement de cette capacité à
raisonner justement où on montre des
exemples au modèles. Passe directement
d'un modèle de base qui arrive à prédire
des tokens à un modèle de base qui est
entraîné par récompense sur le fait de
produire des tokens de réflexion. Leur
protocole il est assez simple. En une
phrase, c'est que on donne au modèles un
problème de math. À partir de ce
problème, il génère 116 tentatives de
réflexion, les étapes pour résoudre ce
problème. On regarde à la fin quelles
sont les tentatives qui ont réussi à
aboutir à la bonne réponse finale et
puis on réenforce les tokens qui ont
mené à cette bonne réponse pour cette
tentative. Ce qui est beaucoup mieux
dans cette manière de faire, c'est qu'on
a un apprentissage par essai erreur
plutôt qu'un apprentissage par imitation
d'une réflexion humaine. Le résultat,
c'est que le modèle a commencé à
réfléchir tout seul. étape 1, étape 2
sont apparus dans ces tokens de
raisonnement et donc une vérification
spontanée finalement euh deepsic R10,
c'est le papier fondateur qui est sorti
il y a 1 an euh sur une méthode
d'entraînement qui s'appelle le 0 RL.
Autrement dit 0 RL, RL pour
reinforcement learning qui est toujours
la technique qu'on utilise mais zéro
pour zéro exemple humains. Mais le
résultat de ce papier, il a toujours
posé une question, c'est en fait sur
quelle échelle est-ce que ça marche ?
Est-ce que ça tient si on multiplie la
taille du modèle par 10 par 100 ? par
que Dips il l'avait fait dans son papier
initial sur des tout petits modèles et
ça restait très instable euh dans le
résultat. Et le papier de cette semaine
justement c'est une énorme avancée dans
cette direction pour répondre à cette
question. Cette semaine Group a poussé
la méthode jusqu'à l'échelle de 1000
milliards de paramètres donc parmi les
plus gros modèles DIIA qui existent et
ils ont entraîné le raisonnement de ce
modèle de manière complètement
autosupervisée avec zéro input humain de
réflexion. En effet, ils avaient déjà
fait une tentative il y a quelques
semaines euh pour appuyer le papier de
dipsic, sauf qu'ils avaient testé sur un
modèle qui était plus petit, 10 fois
plus petit que 1000 milliards euh de
paramètres. Et à ce moment-là, ils
avaient dû ajouter des rewards fait à la
main pour forcer le modèle à structurer
et à vérifier ses couches de
raisonnement. En fait, ils arrivaient
pas à avoir un résultat satisfaisant sur
des modèles plus petits. Et là, ils ont
refait un essai mais cette fois-ci sur
un modèle de 1000 milliards de
paramètres. Et pour cet essai, ils ont
aussi retiré donc tous les rewards, donc
toutes les récompenses qu'ils avaient
ingénéré et toute l'ingénierie humaine
de la réflexion qu'on voudrait leur
faire imiter. La question c'était alors
bah qu'est-ce qui se passe quand on
retire ça ? Et la réponse du papier
avant de vous donner les benchmark et de
vous donner la qualité du modèle qui en
est sorti, c'est qu'il y a cinq
comportements qui sont apparus
spontanément. Il y a personne qui a
appris au modèle à réfléchir et comment
le faire et pourtant il y a des
structures des comportements qui ont
autoégé d'un apprentissage complètement
autonome. Le premier comportement c'est
la structure. Sans qu'on lui demande le
modèle, il organise toujours maintenant
son raisonnement en étape numéroté avec
des transitions et des liens logiques
clairs entre les étapes. Déjà, c'est
fascinant de voir que le modèle a
compris tout seul que c'était avec cette
méthode qu'il allait obtenir la
meilleure réflexion et donc arriver à la
meilleure réponse. Second comportement,
c'est la vérification. Le modèle
revérifie ses calculs, croise les
formules, substitue le résultat sans les
contraintes sans qu'on lui demande.
Troisème comportement, c'est le
raisonnement parallèle. En fait, le
modèle et branche des stratégies
alternatives et converge quand plusieurs
chemins indépendants s'accordent. En
fait, il fait un tree of thought tout
seul dans une seule séquence.
Finalement, il a appris tout seul qu'on
avait la meilleure qualité de réflexion
quand on essayait plusieurs approches
pour résoudre un problème et qu'on
voyait celle qui convergent ou qui
diverge. Le 4rième comportement, c'est
l'anthropomorphisme.
Le modèle, il s'est mis à simuler des
états émotionnels. Oh, j'ai un brain
thought. Oh, je me sens mal. Oh shit,
j'y arriverai pas. Oh, c'est bon, je
vais je vais je vais je vais passer à la
légère sur ce truc là. Oh Genius, j'ai
réussi. Nildit, incroyable. Bon, ce
comportement, je vous arrête tout de
suite, c'est absolument pas parce que Li
a une conscience d'elle-même et a
l'impression d'être humaine. C'est juste
que dans le modèle initial sur lequel on
a rajouté la couche de thinking, ce
modèle a été entraîné sur des milliers
de forums, des milliers de textes
humains dans lesquels il y a beaucoup
ces mots qui reviennent et donc il a
appris à les utiliser en guise de
réflexion. Mais c'est le 5ème
comportement qui pose la question la
plus gênante. En fait, les auteurs
l'appellent l'anxiété du contexte. En
gros, quand le modèle il approche de ce
qui perçoit comme sa limite de contexte,
il arrête son raisonnement et il devine.
Par exemple, si le modèle il sait qu'il
a 60000 mots pour exposer son
raisonnement avant ensuite de donner la
réponse, quand il voit qu'il s'approche
de la fin des 60000 mots, il dit "Ah,
c'est bon, je je je sais que c'est plus
simple pour moi de donner une réponse
plutôt que de vérifier touses les étapes
du calcul." Donc, je vais juste
supposer. Et concrètement, comment
est-ce que le modèle tout seul, sans
qu'un humain lui dise quoi faire, il a
pu développer ce mécanisme ? de de de
réflexion. Bon alors en réalité vous
inquiétez pas, c'est pas le modèle qui
devient humain encore une fois, c'est
simplement le fait que le modèle sait
qu'il approche de sa limite parce qu'il
y a deux signaux. D'abord grâce aux
zombing positionnel des token, il sait
donc le token, il est à quelle position
globalement dans la phrase. Donc s'il
sait qu'on est au token 600 sur une
fenêtre de 64000, alors il sait qu'il va
bientôt devoir s'arrêter. Donc lui-même
est conscient de sa position. Et ensuite
le deuxième signal c'est que il y a
quand même un système prompte dans
l'entraînement qui fait que le modèle en
fait il sait qu'il a un budget de x
token pour raisonner. Donc comme il sait
le token auquel il en est et qu'il a un
budget de temps, il a mis en place ce
mécanisme parce qu'il sait que ça va
mieux fonctionner pour euh le résultat
qui doit produire. Mais c'est fou quand
même que ce comportement apparaisse. Le
fait qu'il se disent "Oh, c'est bon, je
dois juste donner une réponse là, j'ai
pas le temps de le faire, donc je vais
je vais le faire à l'arrache."
Globalement, c'est un bug d'optimisation
parce qu'il sait que il aura beaucoup
plus de chance d'avoir une récompense
s'il donne une réponse même partielle.
Alors que s'il donne pas de réponse du
tout, il aura toutes les chances de se
faire pénaliser. Donc il sait que il
vaut mieux qu'il triche et qu'il donne
une réponse plutôt que pas de réponse.
Et comme ils ont optimisé pour ça dans
leur reinforcement learning, alors
forcément ce comportement est apparu
petit à petit et samplifié. Bon. Donc
concrètement, est-ce que ce modèle est
performant ou pas ? Qu'est-ce qu'ils ont
réussi à en tirer de cet autoapentissage
? Et ben, en réalité, le modèle est
sacrément surprenant. Alors, ils ont
surtout entraîné pour les mathématiques
et le raisonnement pour les maths. Donc,
tout ce qui est benchmark sur les gros
problèmes mathématiques de notre monde.
Euh, ils ont entraîné un modèle qui est
tout à fait capable, quasiment euh au
niveau des frontiers modèles et pour le
coup bien au-dessus des anciens modèles
par exle de Deepsy qu'ils avaient
entraîné avec la même méthode. On voit
ici sur les tests de math qu'il est par
exemple à 91 alors que le modèle de base
qu'ils avaient entraîné, il est à 65.
Donc, ils ont fait gagner énormément de
points grâce à cet entraînement et la
capacité de réfléchir du modèle. Et il
est très proche finalement des
frontières modèles qu'on peut voir juste
là. Donc ce papier, je le trouve super
intéressant parce que un il nous montre
que Lia arrive à autoapprendre des
capacités émergentes simplement par du
reinforcement learning sans que l'humain
et lui montrer des choses pour qu'elle
puisse calquer la manière de faire. Et
surtout deux, ça nous apprend une leçon
d'humilité mais qui en réalité avait
déjà été prédite il y a bien longtemps.
En réalité, ce qu'on voit sur ce papier,
c'est simplement une prophétie qu'avait
déjà fait Rich Sutan, l'un des pères du
Reinforcement Learning en 1989. Il avait
écrit qu'en matière d'intelligence
artificielle, les méthodes générales qui
utilisent massivement le compute, donc
le calcul, finissent toujours par battre
des heuristiques humaine. Et c'est ce
qu'il a appelé et qu'on nomme toujours
aujourd'hui la bitter leçon, la leçon
amère. En fait, on aimerait tous se
croire plus intelligent qu'il a et que
ça va mieux fonctionner si on lui
apprend à faire des choses, on lui force
du raisonnement, on structure, on
vérifie, on fait des branches et cetera.
Mais la réalité c'est que on lui a rien
transmis de tout ça. On lui a donné plus
de place pour réfléchir. Donc 1000
milliards de paramètres. Et là, Lia a pu
apprendre par elle-même et avoir
finalement des meilleurs résultats que
pour des mêmes modèles qu'on a entraîné
euh de la manière humaine. C'est quelque
chose qu'on revoit dans ce papier mais
qu'on a vu à main et mainreprise par
exemple. Vous avez peut-être suivi cette
actualité il y a quelques années quand
la machine, une intelligence
artificielle a battu l'humain au jeu de
go, un des jeux les plus complexes et
créatifs de l'humanité. En fait, Li a
réussi profondément à battre l'humain à
partir du moment où on a arrêtait de lui
apprendre comment jouer et où elle a
simplement pu apprendre euh par
elle-même en faisant des parties contre
elle-même. Après, ce qu'il faut quand
même comprendre, c'est que le
reinforcement learning, il ne crée pas
le raisonnement. Il révèle simplement ce
que le préraining a mis là. C'est-à-dire
que concrètement, on part d'un modèle de
base qui est déjà entraîné pour prédire
le mot suivant et puis ensuite on lui
apprend une capacité émergente qui est
lui rajouter de la réflexion pour qu'il
puisse réfléchir. Et le reinforcement
learning, on voit du coup que dans la
première phase d'entraînement, il
augmente vachement les capacités de lia
de ce que le modèle sait faire. Puis ça
fait un plateau, puis ça rend ça
reliable pour que il puisse raisonner
proprement et être plus charpe dans ses
réponses. Donc finalement le
raisonnement, il a pas été inventé par
le reinforcement learning, mais il est
révélé petit à petit. Moi, je trouve ça
absolument fascinant parce qu'il faut
toujours rappeler qu'à la base, l'Il,
c'est simplement des matrices de
milliards de nombres qui font des
opérations sur des vecteurs qui sont
censés représenter le sens de mot. Et
uniquement grâce à ça, des énormes
tableaux de nombres, on arrive à avoir
des comportements émergents qui
arrivent, de l'intelligence qui émerge,
des innovations qui sont possibles
d'être apportées. C'est quoi ce délire ?
Il faut toujours rappeler ce que c'est
pour voir la fascination qu'on peut
avoir derrière. Je vous mettrai le lien
complet de l'article en description si
vous voulez plonger dedans. Passons aux
actualités en bref.
Cette semaine, l'open source chinois a
rattrapé Claude Fable deux fois en 3
jours. En effet, jeudi, on a déjà Moon
Shotai qui sort Kimika 3 2,8 trillion de
paramètres open source. Globalement, ce
qu'il faut en retenir, c'est qu'il est
largement au niveau de chat GPT 5.6 sol
sur le raisonnement, le coding, long
horizon et cetera. Sur certains
benchmark, il va même Opus 4.8. Donc
Claude. Cependant, empiriquement, il est
un petit peu plus faible que Fable. Donc
Claude Fable, dernier modèle
d'entropique sur la qualité d'output
brut. Et pour vous dire qu'il y a
vraiment un cap qui est se passé, c'est
que la plupart des modèles open source
jusqu'à présent, ils étaient aux
alentours au maximum de 1,3 1,4 trillion
de paramètres. On a quasiment doublé
pour aller à 2,8 trillion de paramètres.
De la même manière, je pense que les
labs ferm et fond pour faire des modèles
plus intelligents et des rumeurs comme
quat GPT 5.6 serait à 4 trillions de
paramètres. Ça fait des énormes
ordinateurs pour faire tourner ça. Là,
c'est pareil, on a rajouté plus de
paramètres et encore une fois, on a des
modèles qui sont plus intelligents. Plus
on met de neurone et de capacité de
réflexion, mieux c'est et pour l'instant
on nous a pas encore prouvé le
contraire. Bref, ça c'était pour Kimi et
puis samedi, on a Alibaba qui annonce
Quen 3.8 Max preview, 2,4 trillion de
paramètres et également selon alors là
pour le coup, il y a pas encore de
benchmark tiers ouvert. C'est sorti
vraiment pendant la nuit, il y a 4 heur
au moment où je tourne cette vidéo et
ils disent en tout cas, ils affirment
que c'est second only to Fable 5,
c'està-dire que c'est le deuxième du
marché globalement. Bon, maintenant nous
en Occident, en France, est-ce que ça
nous intéresse ? Ma réponse est plutôt
non parce que Kimika 3 reste plus lent
parce qu'il tourne sur du hardware
qu'ils ont accessible en Chine, donc qui
est plus lent que le hardware Nvidia.
J'utilise chat GPT Open AI et autres.
Donc restez sur chat GPT 5.6 parce que
vous aurez simplement un résultat plus
lent à un prix équivalent parce que ce
qui se passe effectivement c'est que
même si le modèle est un peu moins cher
sur les tarifs annoncés que JGPT pas mal
moins cher, en réalité il a besoin de
plus de tokens pour effectuer ses
réponses et comme il est quand même un
petit peu moins bon, il doit travailler
avec plus de de réflexion et d'agents
parallèles et donc à la fin vous avez un
résultat qui est plus long à obtenir,
qui brûle plus de token et donc
finalement qui vous coûte le même prix
qu'un chat GPT. Donc en Occident
honnêtement utiliser pour l'instant que
CHG GPT, ça sert à rien de passer sur
Kimi. Par contre, il y a un truc qui est
vraiment intéressant, c'est que ils vont
publier dans une dizaine de jours les
poids donc de manière ouverte en open
source et donc il y a plein d'hébergeurs
de modèles en Europe ou aux États-Unis
qui vont pouvoir héberger ce modèle, le
faire tourner sur leur infrastructure et
donc pour avoir des modèles au niveau de
fable cependant avec une vie privée
parfaite. C'est super intéressant pour
vous dans les domaines médicaux, même
simplement si vous êtes une boîte et
vous avez des obligations RGPD. mot
qu'on a semblé oublier ces derniers
temps.
Cette semaine, une start-up américaine
du nom de Thinking Machines, fondé par
Mira Murati, l'ancienne CTO d'Open AI
qui enlevait donc 2 milliards d'euros
pour créer cette cette start-up ont
sorti leur premier modèle open source
qui s'appelle Inling. Inling, c'est 975
billions de paramètres 41 bilions actifs
en mystery of experts. Donc pourquoi
est-ce qu'on en parle aujourd'hui ? En
fait, c'est vrai qu'il faut quand même
avouer que d'un point de vue benchmark,
il est pas si impressionnant que ça. On
est un score d'intelligence de 41, là où
par exemple le meilleur modèle open
source, donc Kimika 3 est un 57. Le
second meilleur qui est moins cher en
plus GLM 5.2, il a 51. Donc on est quand
même bien en dessous des meilleurs
modèles du marché. On en parle parce
qu'en fait ça reflète beaucoup les
valeurs de cette boîte qui est que
aujourd'hui l'enjeu c'est plus forcément
d'avoir le meilleur modèle possible. Les
modèles d'aujourd'hui peuvent déjà faire
95 % des tâches de bureau. L'enjeu c'est
la personnalisation et la souveraineté.
Les boîtes, elles veulent pouvoir faire
tourner sur leur propre data center dans
leur euh bureau, leur modèle et elles
veulent pouvoir le personnaliser pour
que ce soit adapté à leur euh style. Et
donc, ils ont carrément créé une
plateforme qui s'appelle Tinker pour
permettre à toutes les boîtes de fine
tuner, donc de modifier le modèle pour
qu'il leur ressemble plus et que ce soit
adapté à leurs usages. Et ils ont
également une manière qui vous permet de
demander à Lia tiens, j'aimerais que tu
t'auto améliores, que tu te fasses une
tune pour que tu puisses être plus
adapté à tel usage et LIA va pouvoir le
faire elle-même. Honnêtement, moi je
crois énormément à la vision de Thinking
Machines là-dessus. Je pense qu'il capte
tout à fait le pou des entreprises sur
le marché et c'est exactement là où
Anthopic ou Open AI ne veulent pas aller
parce qu'ils veulent garder justement la
centralisation de la data et puis de
leur modèle. Thinking machine s'adresse
vraiment au B2B, aux grosses boîtes qui
veulent de la souveraineté et je pense
qu'ils ont tout à fait raison. Si je
pouvais investir là-dedans, honnêtement,
je le ferais. Bravo à eux et bravo aux
États-Unis d'enfin commencer à mettre
des modèles open source. Il serait
temps.
Cette semaine, on a appris qu'Apple est
en discussion pour acheter une start-up
qui fait tourner un modèle IA de 27
milliards de paramètres sur un iPhone.
Ces start-up, elles s'appellent Prism et
euh leur mission principale, c'est de
concentrer l'intelligence, de créer des
larges modèles qui peuvent rentrer sur
les smartphones. Arrêtons d'envoyer une
demande de reformulation d'email à un
data center aux États-Unis. gardons la
donnée sur l'appareil sur les iPhones
qui sont largement capables de faire
tourner des petits modèles. C'est leur
conviction. Le résultat de tout leur
travail, c'est un modèle qui s'appelle
Bonzai. Leur flagship, le meilleur
modèle fait 27 millions de paramètres.
Il est assez remarquablement performant
par rapport à sa densité et son faible
nombre de paramètres. Et ils ont une
version tercière qui fait donc 6 Go et
donc ils ont une version 1 bit qui fait
4 Go ce qui tient largement sur un
iPhone 17 Pro. Et ce qui est assez
dingue c'est qu'ils arrivent à maintenir
à peu près 95 % de la qualité de Coin
3.6 qu'ils ont utilisé pour densifier ce
modèle. C'est donc hyper intéressant
pour Apple parce qu'on dit souvent
"Ouais, Apple ils ont raté le virage de
l'intelligence artificielle". Je crois
pas du tout. C'est une technologie qui
est pas mature donc ils veulent pas
l'implémenter trop tôt dans leur
produit. Par contre, eux, ils sont
convaincus que il va falloir garder les
données et la privacy directement sur le
téléphone pour la plupart des demandes
qui sont simplement faire de la web
search et reformuler des choses. Et
donc, ils cherchent à tout prix à
pouvoir faire tourner parce qu'ils ont
un avantage compétitif sur le marché
énorme avec leur puces, des modèles qui
peuvent tenir sur un iPhone directement
sur l'iPhone. Donc s'il s'avère que
leurs tests sont concluants et qu'ils
aiment l'équipe, à mon avis, ce sera un
rachat officialisé prochainement. Prisme
ML racheté par Apple et ce sera une
nouvelle phase dans la stratégie
d'implémentation d'Apple. En tout cas,
moi ce serait vraiment le pari que
j'aimerais qu'Apple prenne aller vers
Lia. on device. Hop, je vous interromps
juste une seconde pour vous dire que si
vous voulez apprendre à créer un système
IA personnel complet, second cerveau
numérique qui centralise tout ce que
vous avez jamais lu, vu, entendu et un
système I construit autour de ce
dernier. Alors, vous pouvez regarder ma
masterclass gratuite d' 1h30 dans
laquelle je vous montre l'ensemble du
système que j'utilise au quotidien pour
moi-même et pour mes différentes
entreprises. Le lien est directement
disponible en description, mais sortons
un tout petit peu la tête des LLM, des
choses qui prédisent du texte pour aller
dans d'autres modalités, en particulier
la vidéo avec trois actu. La première,
c'est Live Avatar. C'est un modèle open
source qui vous permet de streamer en
temps réel un avatar avec une super
qualité de production. Je vous laisserai
en juger par vous-même avec les exemples
que vous pourrez voir sur cette page.
Vous lui donnez un flux d'audio en en
entrant et une image de référence et
ensuite le modèle génère automatiquement
toutes les mimiques du visage disons. Et
maintenant le l'avatar peut d'ailleurs
interagir avec son environnement. Donc
si vous avez un ordinateur assez
puissant, vous pouvez faire tourner un
modèle super sympa en local qui vous
permet de faire de l'avataria en live
stream. Deuxième modèle qui est
intéressant, il s'appelle One Dancer.
C'est un modèle créé open source aussi
par des Chinois par le Alibaba Group.
Globalement, il permet de faire des
vidéos de danse à partir d'une musique.
Le gros gap qui a à avoir sur ce modèle,
c'est que un il est open source et que
de cette fois-ci on tient jusqu'à 3
minutes de vidéo de danse cohérente du
début à la fin avec une chorégraphie
correcte alors que d'habitude c'est
plutôt quatre ou cinq qu'on arrive à
mettre d'affilé. Là ça tient sur au
moins 3 minutes. C'est 85 Go en local,
donc pas tant que ça. Vous pourrez
retrouver et télécharger les poids si ça
vous intéresse directement sur leur
guitub. Et enfin trisème news, c'est que
Google Deepmind a prouvé qu'un
générateur de vidéos peut remplacer tous
les modèles de computer vision en un
seul. Globalement, ils disent que à
l'époque, ils essayaiit d'entraîner un
modèle par tage de vision, un modèle
pour avoir la vision sur la profondeur,
sur le tracking, sur la segmentation,
sur la pause de la caméra et cetera.
Sauf que là Jeption en fait, tu prends
un modèle de génération de vidéos qui a
été préentné et puis tu le transformes
en modèle de euh vision généraliste. Et
le truc, ça bat tous les modèles
spécialisés sur ces tâches, donc en un
seul modèle, tu as tous les autres
modèles. Parce que l'idée profonde,
c'est qu'en fait les générateurs de
vidéos, ils ont déjà un sorte de world
model, comme dirait Yen Lequin, euh que
la computer vision cherchait depuis des
années. Et donc finalement, ils vont
bientôt publier le code qui vient après
ce P scientifique. Et c'est super
intéressant parce que ça permet de faire
des bons énormes dans la computer vision
dans le fait que Unia puisse comprendre
ce qui se passe dans une vidéo. Comme
vous voyez à partir d'une vidéo, on peut
identifier beaucoup de couches
différentes. La depth, la dense pause,
les key points du mouvement, le tracking
de la caméra. Et c'est super intéressant
parce que du coup, ils ont aussi réussi
par exemple à partir d'une vidéo à
reconstituer un univers 3D et à partir
de cet univers de poser des questions.
Par exemple, partir de la vidéo du coup
de ce bureau, génère-moi ici ce bureau
en 3D et ensuite je veux trouver un
endroit confortable où m'asseoir. Ah, le
sofa serait un bon endroit. Donc super
intéressant et c'est vraiment une
innovation breakthrough. Donc à partir
de cette innovation vont apparaître
d'autres modèles qui sont basés sur les
mêmes logiques. Merci beaucoup d'avoir
regardé cette vidéo. Je vous souhaite
une excellente journée et à la semaine
prochaine. Pour les actualités de la
semaine, n'oubliez pas de vous abonner
pour ne pas manquer la prochaine
édition. Yeah.
Ask follow-up questions or revisit key timestamps.
Cette vidéo explore une avancée scientifique majeure concernant les modèles d'intelligence artificielle : la capacité d'auto-apprentissage du raisonnement. Des chercheurs chinois ont démontré qu'en augmentant l'échelle des paramètres et en utilisant l'apprentissage par renforcement sans intervention humaine, une IA peut développer spontanément des structures de réflexion logiques. La vidéo aborde également l'actualité de la semaine, incluant les nouveaux modèles concurrents de Claude, l'émergence d'acteurs comme Thinking Machines, les rumeurs de rachat de Prism par Apple pour l'IA locale, ainsi que des innovations dans la génération vidéo et la vision par ordinateur.
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